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Voyages aurores boréales du 14 au 21 septembre 2019

C’est tout au nord de la Finlande, dans la région d’Inari que nous vous donnons rendez-vous pour ce séjour « spécial aurores boréales ». En septembre, la taïga arbore de superbes couleurs automnales, qui sont aussi l’occasion de saisir de magnifiques ambiances de paysages.

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Programme indicatif (le programme pouvant surtout varier dans l’ordre des jours en fonction des conditions météo)

Jour 1: Arrivée à Ivalo puis direction notre hébergement au bord du lac Inari, pot d’accueil, repas convivial puis direction un premier point de vue pour guetter les aurores si la météo le permet.
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Jour2: Repos le matin si la nuit a été fructueuse, ou balade autour du chalet pour photographier la forêt. Après-midi: visite du centre d’interprétation nature de Inari, relatant l’histoire et le mode de vie des éleveurs de Rennes. Photos de paysages en soirée. Nouvelle veillée aux aurores une fois la nuit venue.
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Jour 3: Repos le matin si nuit passée à photographier les aurores. Direction le parc national de Lemmenjoki, à la rencontre d’un ancien village d’éleveurs de rennes après une randonnée facile de 6 km.
Parc national Lemmenjoki
Nuit dans de petites huttes traditionnelles au toit végétalisé, au milieu de la taïga. Le confort y est minimal(ni eau courante ni électricité) mais l’endroit offre un des plus beaux points de vue de Finlande! Repas traditionnel au feu de bois et veillée aux aurores pour une expérience inoubliable!

Jour 4: Retour en matinée pour un solide petit déjeuner et une bonne douche, un sauna et pourquoi pas piquer une tête dans le lac situé à proximité immédiate pour une baignade revigorante! L’après-midi balade sur les rives du lac Inari(l’un des plus grands de Finlande) et photos de paysages tout en repérant de nouveau points de vue inédits pour les aurores. Le soir venu, chasse aux aurores!
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Jour 5: Repos en matinée ou balade selon l’envie. L’après-midi, direction les Fjords norvégiens(Alta ou Sør varanger selon conditions météo) pour un dépaysement renouvelé et varier le soir venu les opportunités de photographier les aurores.
Nuit en chalet norvégien.
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Jour6: Retour à notre camp de base près de Inari dans la matinée. L’après-midi, au choix direction l’une des plus anciennes églises en pan de bois du pays, haut lieu historique lapon, ou pêche sur le lac d’Inari.
Eglise pans de bois

Jour 7: Repos le matin ou balade à Inari pour rapporter des souvenirs du voyage. En soirée retour au chalet, avant un nouveau départ vers un  point de vue fascinant, le plus haut observatoire ornithologique de Finlande! Il offre une vue imprenable sur la foret environnante, et dernière chance de photographier les aurores.

Jour 8: Préparation des bagages avant direction l’aéroport de Ivalo.

Budget: A partir de 1290€ + billet d’avion, environ 350€ au départ de Paris. Informations et inscriptions au 06.28.33.77.78
Départ garanti à partir de 3 personnes, 8 participants maximum.

 

Ce qui est inclus dans le prix du voyage:
– L’accompagnement par un guide français sur tous les sites prévus au programme, pendant la durée du séjour,
– L’hébergement sur place et les repas en pension complète durant les 8 jours,

– Les entrées dans les parcs et réserves naturelles, ainsi qu’au centre d’interprétation nature d’Inari,
– Le transport sur place en véhicule adapté au nombre de participants (type break pour 3 participants, minibus 9 places au delà)

Ce qui n’est pas inclus dans le prix du voyage:
– Les billets d’avion,
– Les dépenses personnelles(souvenirs etc)
– Les activités supplémentaires.

Atelier fabrication de nichoirs à Saint-James samedi 5 décembre à 15h

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 5 décembre à 15h à la salle de réunion de la pépinière d’entreprise de Saint-James, juste à côté de la médiathèque.
Nous vous proposerons de réaliser des nichoirs pour accueillir les petits oiseaux de nos jardins: mésanges, rouge gorge etc…Ce sera l’occasion d’en apprendre plus sur ces petits hôtes très utiles, notamment pour les jardiniers!
A quoi sert un nichoir? Où le poser? Comment les fabriquer? Ces questions n’auront plus de secret pour vous après cet atelier :)
Ouvert aux enfants de tous âges accompagnés.
Animation proposée en partenariat avec l’association la parent’aise alternative.
Merci également à nos partenaires techniques Gedimat et Agro-chanvres pour le don de matériaux!

fabrication de nichoirs le 5 decembre 2015 a saint james

Promotion tirages photo papier Fine art hahnemühle torchon 285g

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Dans le cadre de nos promos d’automne, bénéficiez actuellement et jusqu’à épuisement du stock d’une opération à prix coutant sur le papier Fine art  hahnemühle torchon 285g!

Formats proposés:

  • 30×45 cm: 10.50€ => 7.00€
  • 40×60 cm: 18.00€ => 12.00€
  • 60×90 cm: 29.00€ => 20.00€

Frais de port et emballage offerts à partir de 20€ de commande!

Stage découverte et photographie des chauves-souris été 2015

Ce sont avec les animaux parmi les plus difficiles à observer que nous vous donnons rendez-vous! Durant la saison estivale, les chauves-souris fréquentent certains sites particuliers où elles viennent boire et chasser.  Ces animaux étant quasi exclusivement nocturnes, les prises de vues auront lieu de la tombée de la nuit au levé du jour, sur une petite mare très fréquentée par ces animaux.

Chauve souris en vol
Oreillard roux en vol au dessus d’une mare

Contenu du stage:

– Biologie des chauves-souris(mode de vie, saisonnalité etc);
– Les bonnes pratiques pour ne pas déranger les animaux;
– Présentation de la technique de prise de vue dite « open-flash » avec barrière infra-rouge.
– Quels réglages pour réussir des photos de chauve-souris?
– Analyse des photos en temps réel.

Lieu du stage:
Un petit village situé entre Cherbourg et Valognes, dans le Nord-Cotentin.

Déroulement du stage:
Horaires: 17h – 7h.

17h: Rendez-vous dans le Cotentin(informations fournies ultérieurement).
Petite présentation du mode de vie des chauves-souris, où les trouve-t-on? Rôle écologique, comment les protéger etc
19h: repas convivial.
20h45: Départ pour installer le matériel piégeage photographique.
22h-6h: Prises de vues analyse des photos en temps réel: netteté, espèces observées.
N.B: la météo étant un facteur crucial(temps idéalement calme et chaud) pour la réussite du stage, celui-ci ne peut être confirmé que 72h voir 24h à l’avance.

Infos pratiques: Ce dont vous avez besoin:
Matériel photo:
1. Votre appareil photo avec une focale minimale de 500mm équivalente(par exemple zoom 70-300+ petit capteur).
Votre appareil doit avoir un mode manuel permettant de gérer indépendamment les valeurs d’ouverture et temps d’exposition.
2. Une télécommande avec position bulb(permettant de laisser l’appareil en mode déclenchement.
3. Un trépied
4. Suffisamment de batteries de rechange pour pouvoir tenir toute la nuit(dans l’idéal)
Possibilité de location de matériel !

Équipement personnel:
– Vêtements chauds et non fragiles,
– Veste coupe vent,
– Un duvet pour patienter au chaud si vous êtes frileux.

Dates de Stages:
– Samedi 04 juillet 2015
– Samedi 18 juillet 2015

Frais d’inscription: 130€ / 110€ pour les adhérents.
Nombre de places limitées à 3
Informations et inscriptions au 06.28.33.77.78

« Sacrée croissance » le dernier documentaire de Marie-Monique Robin

Affiche_sacree_croissanceSi ce nom ne vous dit rien, peut-être que « Le monde selon Monsanto » ou  » Les moissons du futur » vous parlerons plus?

Après une avant-première sur Arte le 4 novembre 2014, Marie-Monique Robin a entamé une tournée  de diffusion de son dernier documentaire « sacrée croissance ». A travers les portraits de 10 femmes lanceuses d’avenir, la réalisatrice suggère des solutions alternatives à une croissance infinie toujours promise par nos élus, mais rarement tenue.
En abordant des thèmes aussi variés que la transformation de l’espace urbain par l’agriculture, la transition énergétique au quotidien, des monnaies alternatives pour lutter contre la pauvreté et encourager une économie locale, ce sont autant de visions optimistes pour évoquer Demain sans une croissance à tout prix, et surtout impossible dans un monde aux ressources limitées.
De nombreux témoignages complémentaires d’experts démontrent, entre-autres, que la croissance ne solutionne pas la pauvreté et le chômage, l’impact écologique du téléphone portable, de nos chers « blue jeans » etc…

Les prochaines diffusions auront lieu:
Mercredi 21 janvier 2015 à 20h, salle de la cité à Rennes(35)
Jeudi 22 janvier 2015 à 20h15 au ciné Manivel à Redon(35)
Et vendredi 23 janvier 2015 à 20h au cinéma Le Club à Fougères(35), suivie d’un débat et de la dédicace du livre.

La site internet du documentaire.

2de édition du festival Festibaie: du 14 au 16 mars 2014

L’association organisatrice du festival d’images nature de la baie du Mont St Michel est heureuse de vous convier à la seconde édition du festival!

Au programme: expositions photos, dessins, aquarelle etc mais aussi soirée courts-métrages, expositions extérieures, conférences, animations etc…

Le programme complet est disponible sur le site internet du festival: www.festibaie.org

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Festibaie: 2ème édition du concours d’images nature de la baie du Mont St Michel

La seconde édition du concours est ouverte jusqu’au 23 février 2014 dans le cadre du festival d’images nature de la baie du Mont St Michel(Festibaie).
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Tentez de remporter le grand prix d’une valeur de 700€ et d’un total de plus de 4000€ de prix parmi 9 catégories différentes:

  • Oiseaux,
  • mammifères,
  • autres animaux,
  • paysages,
  • courts-métrages,
  • baie du Mont Saint Michel
  • jeunes moins de 15 ans,
  • jeunes moins de 18 ans,

Inscriptions sur le site internet www.festibaie.org

Séjour observer et photographier les aurores boréales du 05 au 12 septembre 2014

C’est tout au nord de la Finlande, dans la région d’Inari que nous vous donnons rendez-vous pour ce séjour « spécial aurores boréales » 2014. En septembre, la taïga arbore de superbes couleurs automnales, qui sont aussi l’occasion de saisir de magnifiques ambiances de paysages.
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Programme indicatif (le programme pouvant surtout varier dans l’ordre des jours en fonction des conditions météo)

Jour 1: Arrivée à Ivalo puis direction notre hébergement au bord de la rivière Ivalo, pot d’accueil, repas convivial puis direction un premier point de vue pour guetter les aurores si la météo le permet.

Jour2: Repos le matin si la nuit a été fructueuse, ou balade autour du chalet pour photographier la forêt. Après-midi: visite du musée Sami de Inari, relatant l’histoire et le mode de vie des éleveurs de Rennes. Photos de paysages en soirée. Nouvelle veillée aux aurores une fois la nuit venue.

Jour 3: Repos le matin si nuit passée à photographier les aurores. Direction le parc national de Lemmenjoki, à la rencontre d’un ancien village d’éleveurs de rennes après une randonnée facile de 6 km.
Nuit dans de petites huttes traditionnelles au toit végétalisé, au milieu de la taïga. Le confort y est minimal(ni eau ni électricité) mais l’endroit offre un des plus beaux points de vue de Finlande! Repas traditionnel au feu de bois et veillée aux aurores pour une expérience inoubliable!

Jour 4: Retour en matinée pour un solide petit déjeuner et une bonne douche. L’après-midi balade sur les rives du lac Inari(l’un des plus grands de Finlande) et photos de paysages tout en repérant de nouveau points de vue inédits pour les aurores. Le soir venu, chasse aux aurores!

Jour 5: Repos en matinée ou balade selon l’envie. L’après-midi, direction les Fjords norvégiens pour un dépaysement renouvelé et varier le soir venu les opportunités de photographier les aurores.

Jour6: Repos le matin puis direction la réserve nationale de Sompio, qui permet souvent d’observer les rennes en totale liberté. Repas typiquement finlandais cuit au feu de bois en soirée et veillée aux aurores au bord du lac.

Jour 7: Repos le matin ou balade à Inari pour rapporter des souvenirs du voyage. En soirée retour au chalet, avant un nouveau départ vers un nouveau point de vue fascinant, le plus haut observatoire ornithologique de Finlande! Il offre un des plus beaux points de vue sur la foret environnante, et dernière chance de photographier les aurores.

Jour 8: Préparation des bagages avant direction l’aéroport de Ivalo.

Budget: 1190€ + billet d’avion, environ 350€ au départ de Paris. Informations et inscriptions au 06.28.33.77.78

2ème session du 13 au 20 septembre 2014

Rendez-vous au festival de l’oiseau 2013 !

L’association sera présente au festival de l’oiseau 2013. Vous pourrez nous rencontrer sur notre stand du vendredi 26 au dimanche 28 avril 2013. Vous pourrez ainsi découvrir le garrot à œil d’or et faire imprimer vos photos dans le cadre des rencontres de la photographie nature.

C’est l’occasion de venir discuter aurores boréales, photo nature, ou tout ce qui touche à la photographie de nature!

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Interview: Chevêchette, un chouette livre!

C’est au tour de Frédéric Renaud et Denis Simonin de se préter au jeu de nos interviews, avec la parution de leur livre « Chevêchette »
Frédéric Renaud Denis Simonin livre chevechette

Adepimage :
Bonjour Denis et Frédéric, pouvez-vous vous présenter?

Denis:
Bonjour Christophe. J’ai commencé la photo au du temps du N&B en labo, puis principalement lors de mes voyages, avant de la laisser un peu de coté au profit d’activités plus sportives en montagne. C’est en 2004, avec la démocratisation des reflex numériques que j’ai redécouvert la photo. Je me suis alors orienté de plus en plus vers la photo animalière, qui est devenue une véritable double passion : celle de la photo alliée à celle de la nature. C’est la photo qui m’a amené à découvrir et aimer la nature, à reconnaitre et connaitre des animaux dont je ne connaissais pas même l’existence. Habitant Grenoble et pratiquant la montagne, j’ai une très forte attirance pour la faune de montagne. La photo nature regroupe énormément de pratiques différentes, et seule la rencontre avec la vraie nature sauvage me motive. La phase de recherche et de préparation fait pour moi partie entière du travail de photographe naturaliste, c’est même la plus passionnante, c’est de l’engagement mis dans cette phase que dépendra le plaisir d’obtenir de bonnes images.

Fred :
pour ma part, j’ai pratiqué la photo de reportage et de sport en montagne avant de m’intéresser à la photo animalière. L’avènement du numérique a aussi été un élément primordial dans ma pratique en ouvrant des possibilités jusqu’alors limitées avec l’argentique. Originaire du Haut-Doubs, j’ai toujours été sensible à la faune de moyenne montagne et mon arrivée à Grenoble m’a permis de découvrir les espèces de haute montagne. Je privilégie la photo de proximité, préférant arpenter des secteurs que je connais bien à la recherche d’espèces plus ou moins communes. Il faut dire que les massifs isérois sont très riches et très diversifiés en faune. La recherche, l’observation et la connaissance aussi bien de « mon territoire » que des animaux me passionnent, partager ces instants
est une des motivations de ma démarche.

Adepimage : Maintenant, c’est au tour de votre petite chouette d’être présentée, puisqu’elle est le sujet principal de votre ouvrage !
D’un point de vue étymologique, quelqu’un qui ne connaît pas l’oiseau peut légitimement s’imaginer que la chevêchette une « petite chevêche » ? Dans quelle mesure ?

Denis et Fred:
Effectivement, beaucoup de gens assimilent chevêche et chevêchette. Si elles sont un certain nombre de points communs, y compris une physionomie ressemblante, ce sont vraiment 2 espèces totalement différentes de par leur milieu de vie et leurs mœurs. La chevêche est relativement commune sur la totalité du territoire français, et se retrouve dans des habitats variés (plaines agricoles, vergers, patûrages,), souvent proche des activités humaines.  La chevêchette quant à elle se trouve exclusivement en forêt d’altitude dans les massifs de l’est de la France (Vosges, Jura, et principalement Alpes), dans des milieux très sauvages. De par sa très petite taille (environ 15cm de haut) et l’endroit où elle vit, son observation est beaucoup plus difficile que celle de la chevêche.
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Adepimage : Avant ce travail, quel était le niveau de connaissance de l’espèce ? Votre travail a-t-il permis de compléter ces connaissances ? Avez-vous collaboré avec des ornithologues, chercheurs spécialisés sur l’espèce etc ?

Au départ, le niveau de connaissance se limitait à savoir qu’elle existait, connaitre son biotope et son chant. Ensuite, oui nous avons énormément appris sur cette espèce à son contact. Je peux même dire que quasiment tout ce que nous savons d’elle, nous l’avons observé sur le terrain. Nous n’avons pas vraiment collaboré avec des ornithologues, par contre toutes nos informations, y compris sur les sites de nidification, nous les avons transmises à la LPO.

Adepimage : Lorsque l’on travaille assidûment sur une espèce, on peut être amené à croiser plusieurs fois un même individu, voir le suivre sur une période plus ou moins longue, est-ce le cas pour vous?
Est-il possible de reconnaître certains individus, si oui comment ?

Sur une période donnée (un cycle de repro), on est certain de recroiser toujours les mêmes individus mais il impossible de reconnaitre un individu d’une année sur l’autre sauf s’il a vraiment un signe distinctif particulier, ce qui ne nous est jamais arrivé. Ensuite on peut faire des suppositions, lorsqu’une année on retrouve des individus dans le même secteur que l’année d’avant, mais même si nous sommes convaincus que c’est le même, il n’y a pas de certitude absolue.
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Adepimage : Une monographie peut souvent être perçue comme un sujet élitiste ou réservé à un public restreint depassionnés /spécialistes, et donc pas forcément « vendeur » ou risqué pour un éditeur. Est-cela qui a dicté votre choix d’auto-édition ou une envie de contrôler votre projet de A à Z ?

Si nous avions eu un éditeur qui s’était jeté sur le projet, nous l’aurions pris. Au départ, nous avons tenté d’une part de démarcher des partenaires financiers, et d’autre part des éditeurs. Mais devant le peu de résultat et voyant que nous ne pourrions être prêt pour Montier en Der, nous avons abandonné ces voies et lancé  une souscription, non sans une certaine appréhension car de son succès
dépendait le projet. Finalement la souscription a dépassé nos espérances et nous a permis de financer une partie du projet. Au final, nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait ce choix d’auto-édition, nous nous sommes fait plaisir en concevant ce livre de A à Z, sans aucune contrainte extérieure et dans un délai impossible à tenir si nous avions du composer avec un éditeur.

Adepimage : Vous avez choisi de travailler en binôme afin de cumuler votre présence sur le terrain, et de mutualiser vos observations et connaissances de l’espèce. Concrètement comment cela se passait-il ? Partagiez-vous chacun un espace de travail ou cumuliez-vous un temps de présence sur les même sites?(ou un mixe ?)

C’est simple, nous avons tout partagé. Au départ, nous avons échangé des infos sur des localisations, sur des observations. Puis, nous avons uni nos efforts pour rechercher les sites de nidification, pour obtenir les comportements que nous n’avions pas (accouplements, nourrissages)., et pour avoir des images d’un maximum de milieux différents. A deux on passe deux fois plus de temps sur le terrain, on a donc deux fois plus de chance de pouvoir photographier la scène souhaitée.. Concernant le travail sur livre, nous avons sélectionné ensemble les images, et avons écris et travaillé les textes à deux.
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Adepimage : Un travail en binôme, si c’est une complémentarité évidente, c’est aussi devoir faire des concessions, avez-vous eut des divergences ?

Sur la manière de travailler, non aucune, nous avons la même vision de la pratique de la photo nature. Sur le choix des images, avec la quantité de bonnes images de l’espèce que nous avons chacun,  il y en a forcément que l’on aurait aimé voir dans le livre et qui n’y sont pas, mais là non plus il n’y a jamais eu de divergence.  Le but était de montrer le maximum de choses de la vie de la chevêchette et pas « nos 120 plus belles photos de chevêchette ».

Adepimage : Dans ce type de travail de longue haleine, il y a toujours des moments clés, ou inespérés que nous offre la nature, un peu en récompense d’un long labeur. Avez-vous réalisé des observations
voir des clichés que vous n’auriez jamais rêvé ?

Denis : Oui, la photo de la chevêchette en train de plumer la mésange : je n’ai eu qu’une seule fois l’occasion d’assister à une telle scène, je crois que Fred ne l’a jamais vu non plus, et elle s’est déroulée à moins de 10m de mon objectif, avec un fond uni… une série d’images que je n’aurais pas rêvé faire.
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Fred : jusqu’à cette année, toutes les scènes de nourrissages de jeunes auxquelles j’avais pu assister se passaient très haut dans les arbres, et les images n’étaient pas très intéressantes. C’était un de mes objectifs de l’année, et ce printemps, j’ai eu la chance de pouvoir observer et photographier ces scènes avec une très grande proximité, parfois même au grand angle, et dans des conditions de lumière parfaitement exploitables.

Adepimage: A l’inverse avez-vous manqué des moments clés ou vraiment espérés, compte tenu de conditions météo défavorables, de prédation etc…

Nous aurions aimé pouvoir réaliser des photos d’accouplement sans flash, mais l’occasion ne s’est pas présentée. Même si nous pensons avoir réalisé un travail assez complet sur cette chouette, il y a encore des comportements que nous avons observé sans pouvoir les photographier. Le bain, une prédation « en direct », ou l’envol d’un jeune de la cavité…
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Adepimage : Si vous ne deviez retenir qu’une seule photo chacun (que vous avez réalisée), quelle serait-elle et pourquoi ?

Denis : Une de la série du plumage de mésange. De telles images ne se commandent pas, on ne peut pas les mettre en scène, elles nous sont offertes par la nature. Je n’ai jamais eu l’occasion de voir d’autres images d’une telle scène.

Fred : Difficile de choisir, chaque image est chargée de souvenirs… Le coucher de soleil page 32 par exemple, parce que c’est une image que j’avais espéré pouvoir faire. J’avais justement prospecté ce secteur pour son orientation face au soleil couchant, et pour pouvoir exploiter les belles lumières du soir.
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Adepimage : Et quelle est la photo de votre binôme que vous préférez ?

Denis : Difficile d’en choisir une seule… alors peut-être celle du nourrissage (page 152 du livre) parce que je n’ai jamais pu en faire d’aussi bonne o)

Fred : j’aime beaucoup ses photos dans les mélèzes, mais je retiendrai aussi celle sous les flocons, c’est une ambiance dans laquelle j’aimerais beaucoup photographier la chevêchette.

Adepimage : La sortie du livre est une belle consécration pour tout travail de longue haleine. Allez-vous continuer à photographier « vos » chevêchettes ?

Fred et Denis:
Oui bien sur, mais de toute évidence en y consacrant beaucoup moins de temps ! Et puis sans parler de photo, juste pour aller les observer, ou le plaisir d’emmener quelqu’un les observer.

Adepimage : J’imagine que l’actualité du livre va vous occuper un moment, après avoir notamment exposé à Montier, y-a-t-il d’autres rencontres prévues ?

C’est vrai qu’une fois le livre sorti, le travail n’est pas fini, les ventes, les envois, la promotion prennent beaucoup de temps. Nous essayerons d’exposer dans différents festivals ou évènements dans l’année, le programme n’est pas encore défini mais toutes les dates seront disponibles et annoncées sur le site www.unchouettelivre.com ou sur la page Facebook du bouquin…

Adepimage : Pensez-vous à d’autres collaborations ? Si oui, sur quel sujet ?

Denis : Cette collaboration n’a pas été calculée à l’avance, ça s’est présenté comme ça. Vu que cela s’est bien passé, oui pourquoi pas, mais il n’y a pas de projet aujourd’hui dans ce sens.
Fred : notre collaboration continue, sur le terrain avant tout et dans le partage, pour aller plus loin dans l’observation et la photo, et c’est bien là l’essentiel pour nous.